>>> Thème 1. Émergences et dynamique d’institutionnalisation de la culture

L’accent est mis sur l’étude de la dynamique de l’institutionnalisation de la culture. De fait les processus d’institutionnalisation des secteurs du patrimoine, des musées, de la musique, des festivals ou du cinéma ont fait l’objet de nombreuses recherches au cours des années précédentes soit par les chercheurs du Centre Norbert Elias, soit par des chercheurs d’autres centres (LAHIC, CSE, etc.). En revanche, quatre processus liés à l’évolution récente du secteur retiennent l’attention et demandent à être explorés de manière plus fine.

 

Une première recherche concerne les régimes de patrimonialisation et mémoire sociale (C. Tardy, J. Davallon) où il est prévu d’étudier les différentes formes de mise en patrimoine non plus du point de vue des différents types d’objets (monuments, objets artistiques ou ethnologiques, objets venus des industries culturelles, etc.) mais des modalités et de la nature de la relation socio-symbolique établie avec eux. Le rapport entre patrimoine immatériel et mémoire sociale sera approfondi (gestion du rapport entre les supports visibles et la dimension patrimoniale invisible) dans le programme de recherche initié cette année par l’équipe Communication Culture avec l’Université Fédérale de l'État de Rio di Janeiro et l’université de Barcelone qui sera prolongé par une coopération en matière de formation doctorale.

 

Au-delà de l’exploration des formes de médiations, qui a été menée ces dernières années, médiations de production (dispositifs ou d’événements) ou médiations humaines (institutionnalisées, mises en œuvre par des professionnels ou collaboratives à l’intérieur du public), l’accent sera mis sur une approche des dynamique des médiations dans les formes muséales et patrimoniales (M.-M. Poli, É. Flon). Ces médiations seront abordées à travers l’étude de situations (telles que les expositions débats dans les musées de société, les évaluations de dispositifs, etc.) en lien avec la demande sociale. Les connaissances de base ayant été largement établies, les travaux seront ainsi menés avec les partenaires socio-culturels (les institutions culturelles) et socio-économiques (PRIDES) afin d’affiner ces connaissances en fonction des situations. L’objectif reste évidemment de consolider une approche théorique et systématique de ces médiations afin d’établir le statut conceptuel de cette notion.

 

Une autre thématique concerne la Dynamique d’institution des publics de la forme festivalière (E. Ethis, D. Malinas). L’originalité de l’approche est d’interroger la forme festival par l’entremise de ses publics dans les grands festivals nationaux et internationaux (Avignon, Vieilles Charrues, Transmusicales, Cannes, Lyon-Lumière). Ces derniers sont des observatoires sociologiques concentrés sur une courte durée d’où l’on peut prendre la mesure des changements et des transformations progressives des modalités des pratiques culturelles: questions de générations, de renouvellements, d’élargissements des publics réels et construits autour d’une appétence artistique singulière en fonction des festivals. Il s’agit aussi, via ces postes d’observation installés maintenant sur plusieurs décennies, de compléter l’étude des rites et des rythmes associés aux pratiques culturelles. On observera également la structuration d’un espace critique à travers les discours d’accompagnement et d’évaluation auxquels sont soumises les œuvres. Il en sera de même pour le projet en cours de réalisation de « La cinémathèque de l’étudiant » (ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et ministère de la Culture et de la communication). La forme cinématographique, appréhendée à partir des films de campus, ouvre la perspective d'une nouvelle thématique de recherche : « les cultures universitaires et de campus »

 

 

 

>>> ENVOYER
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